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https://raeteitelbaum.com/Unearth-Me-and-See-Me-Wildly-Dance
*Unearth Me and See Me Wildly Dance* est un film d'art collaboratif ancré dans une mythologie queer et fantastique peuplée de monstres, d'humains et d'esprits ; il est principalement l'œuvre des artistes queer et non-binaires Raechel Teitelbaum et Brody Mace-Hopkins.
D'une durée d'une heure, ce film se présente comme une mythologie queer contemporaine. Il constitue une réappropriation des corps et des expériences LGBTQIA+ (ainsi que d'autres vécus marginalisés) et de leur lien avec la beauté et la diversité des mondes écologiques. Il incarne également les dichotomies, les conflits, la violence, le deuil et les processus de guérison qui traversent les relations entre les mondes humains et « plus qu'humains » face aux enjeux sociaux et environnementaux actuels.
Le récit, articulé autour du poème *Unearth Me and See Me Wildly Dance* écrit par Rae, explore un univers fantastique peuplé principalement de créatures humanoïdes — les « humains » —, de bêtes merveilleuses vivant en symbiose avec la terre — les « monstres » — et d'« esprits », gardiens de tous les royaumes, terrestres comme célestes. L'histoire se déroule dans un futur où la survie terrestre repose sur des pratiques collaboratives.
Le film se compose d'une série de performances reliées entre elles par un poème et un récit ancré dans cet univers fantastique. Ce conte est narré principalement du point de vue de monstres exubérants et résilients ; ces derniers sont imaginés comme étant symboliquement liés aux personnes queer, trans et marginalisées — souvent perçues comme « l'Autre » et confrontées à la violence et à l'oppression. Ces violences émanent des humains du film, déconnectés de la nature et de la dimension spirituelle. Entre sacrifice et perte, les monstres œuvrent pour surmonter des défis majeurs et ouvrir la voie vers un avenir plus harmonieux. Le film s'offre comme une expression cathartique mêlant chaos, *ekstasis* (extase), traumatisme, guérison et allégresse.
*Unearth Me and See Me Wildly Dance* était initialement un poème écrit par Raechel ; ce texte a ensuite servi de base au film et au scénario, nés de la rencontre entre l'œuvre de Brody et sa démarche artistique. Durant les périodes de confinement du Royaume-Uni au printemps et en hiver, Raechel et Brody ont travaillé avec intensité à la création de plusieurs costumes et masques en feutre faits main, ainsi que de costumes mêlant résine, latex, tissus et autres matériaux composites, tout en élaborant un scénario. À travers la performance, le costume, le film et le son, ces créatures et leurs histoires ont pris vie grâce à la mise en commun d'expériences, de corps et d'imaginaires.
*Unearth Me and See Me Wildly Dance* constituait une première exploration de la création de mondes « queer » collaboratifs, de la fabulation spéculative et de la co-création artistique, mêlant film, performance, écriture et confection de costumes. Ce projet est né de collaborations empreintes de bienveillance avec des artistes et interprètes LGBTQ+ et des femmes — notamment Joa Blumenkranz, Tara Jerome, Lilith Newson, Arthur Griffiths, Nelly Henzler, Genoa Gray et Rachel Chevat — autour du costume, du son et de la performance. L'œuvre s'ancrait dans une volonté de privilégier le partage de compétences, le soutien mutuel et la construction collective de mondes, afin de proposer une alternative aux approches traditionnelles, individualistes et capitalistes de la création artistique.
source :
https://raeteitelbaum.com/Unearth-Me-and-See-Me-Wildly-Dance
Unearth Me and See Me Wildly Dance is a collaborative art film based in a fantasy queer mythology about monsters, humans, and spirits, primarily by queer and non-binary artists Raechel Teitelbaum and Brody Mace-Hopkins.
This hour-long film acts as a contemporary queer mythology and a reclamation of LGBTQIA+ and other marginalised bodies and experiences and their relationship to the beauty and diversity of ecological worlds, while also embodying the dichotomies, conflicts, violence, grief, and healing processes taking place within and between human and more-than-human worlds regarding current social and environmental issues.
The narrative, based around the poem, Unearth Me and See Me Wildly Dance, written by Rae, explores this fantasy world comprised primarily of anthropocentric, humanoid creatures, the ‘humans’, the wondrous beasts living symbiotically with the earth, the ‘monsters’, and the ‘spirits’, guardians of all realms, earthly and celestial, and focuses on a future-time-land that harnesses collaborative practices for an earthly survival.
The film is made up of a series of performances, woven together by a poem and a narrative rooted in a fantasy world comprised primarily of anthropocentric, humanoid creatures, the ‘humans’, the wondrous beasts living symbiotically with the earth, the ‘monsters’, and the ‘spirits’, guardians of all realms, earthly and celestial. This tale is told primarily from the perspective of the jubilant and resilient monsters who were imagined to be symbolically connected to queer, trans, and marginalized people who are often seen as “Other” and experience violence and oppression, which is generated by the humans in the film, who are out of touch with nature and the spiritual realm. Amidst a sacrifice and loss, the monsters work to overcome major challenges and lead the way towards a more harmonious future. This film acts as a cathartic expression of chaos, ekstasis, trauma, healing, and rejoicing.
Unearth Me and See Me Wildly Dance was initially a poem written by Raechel, which later became the basis for the film and script that was born from their interactions with Brody’s artwork and artist statement. Throughout the UK’s winter and spring lockdown, Raechel and Brody worked intensely on developing several handmade, felt costumes and masks as well as resin, latex, and other forms of mixed material and fabric costumes as well as a script. Through performance, costumes, film, and sound, these creatures and their stories were brought into existence using collective experiences, bodies, and imagination.
Unearth Me and See Me Wildly Dance was an initial exploration into collaborative queer worlding, speculative fabulation, and artistic co-creation through film, performance, writing, costume making. This project arose through tender collaborations with LGBTQ+ and women artists and performers including Joa Blumenkranz, Tara Jerome, Lilith Newson, Arthur Griffiths, Nelly Henzler, Genoa Gray, and Rachel Chevat through costumes, sound, and performance. This piece was rooted in an interest to engage in skill sharing, mutual support, and collective world-building as a way of intervening in traditional, individualistic, and capitalist approaches to art-making
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