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Les Chroniques des Membres, extrait


Les conditionnements sociaux ou culturels ou tout simplement familiaux


Leur impact par rapport à notre relation avec le Toucher

Qu'est-ce qu'un conditionnement ? Le dictionnaire de la langue Française nous dit qu'il s'agit, chez un être vivant, de l'établissement d'un comportement déclenché par un stimulus artificiel…
Artificiel dit-il donc ?… Alors nous n'avons rien à craindre ! Rien d'artificiel ne peut nous influencer, bien entendu !
Et notre aptitude à toucher peut-elle être influencée par ces conditionnements culturels ?
Non ! Quelle idée, nous sommes libres, bien pensants, et nous nous sommes imposés des lignes de conduite respectables…
J'ai écrit « imposés » !… D'où vient donc cette notion d'imposition ? Est-ce ma culture ? Celle que mes parents m'ont généreusement transmise ? Est-ce celle que leurs parents leur ont transmise ? Ou plus vieille transmission encore ? Pourquoi imposer ? Cela doit être naturel, tout à fait hors du chemin d'une quelconque forme de conditionnement culturel, comme je me l'étais promis avant de composer le moindre caractère sur mon clavier ! Hors, dès la septième ligne de ma réflexion, je bute sur un non-sens ! Ce texte doit être libéré de tout aspect de conditionnement social, de toute morale induite, et voilà que je commence à me poser des questions dans ce sens !
Heureusement, je fais état de ligne de conduite ! Au fait, pourquoi une ligne de conduite ? N'avais-je pas débuté cette phrase en faisant état de notre liberté ? Cette ligne de conduite semble m'éloigner de cet esprit de liberté que j'évoquais si généreusement d'emblée !
… « Nous sommes libres, bien pensants »… « Bien pensants » en plus ! Pensants est déjà pas mal ! Pourquoi « bien » ? Pourquoi cette notion ou volonté de juger, de peser la qualité de cette pensée ? Comment peser cette qualité ? En vertu de quoi ? Bon, ça commence mal ! Comment me sortir de ces notions qui me semblent bien être induites par ces fameux conditionnements culturels ? Je continue « nous nous sommes imposés des lignes de conduite respectables », respectables en plus ! Encore un jugement de valeur !
Bon, puisque c'est comme cela, je vais procéder d'une autre manière : un bon plan de texte, une bonne collecte d'idées et d'informations saisies de-ci de-là, comme on me l'a appris à l'école… Ecole ? Mille concepts sont enseignés à l'école… Une grande quantité de ces concepts est issue de philosophies Européennes, elles-mêmes bien souvent issues de la culture judéo-chrétienne… Conditionnement… Je ne m'en sors plus ! Je me noie !...
Décidément, je n'y tiens plus, je laisse de côté cette forme d'écriture et vais m'en tenir à un banal « brainstorming » duquel je ne m'écarterai pas ! Promis, juré !
Mais au fait ? Ne s'agirait-il pas là d'une certaine forme de conditionnement ? D'« auto-conditionnement » ?
Il va bien falloir que je me résigne à laisser une place à mes propres conditionnements culturels, sinon je ne vais aboutir sur rien ! Vous me pardonnerez donc ce qui va suivre (eh oui, je vous conditionne déjà, afin que vous soyez plus magnanimes envers ma tentative de vous convaincre).


Les conditionnements face au social

La vie scolaire et la morale ne sont en fait que des aspects de la vie sociale. Mais je dois parler ici de ce qu'on pourrait appeler les relations humaines, c'est-à-dire les rapports d'individu à individu qui sont sécrétés par l'organisation même de la société. Ces relations humaines brillent en fait par leur absence. Nous vivons dans une société cloisonnée. Les structures de classe sont doublées de structures en castes, en clans, les barrières de classe pouvant parfaitement passer au milieu de ces clans et inversement. Il en résulte une multitude de petits groupes sociaux qui ne se parlent pas entre eux, qui se connaissent mal, et à l'intérieur desquels les relations se fondent sur des conventions, en aucun cas sur l'approfondissement d'idées, de sentiments, de pratiques de vie…
Comment dans ce contexte, faire se rapprocher des personnes qui toute leur vie ont été maintenues hors de portée de l'autre ? Comment leur expliquer les bienfaits du toucher ? Comment, sans leur faire violence, les toucher pour leur en faire la démonstration ?


Les conditionnements culturels et le subconscient

Les conditionnements correspondent à autant de programmes inconscients ou subconscients, qui sont en permanence mobilisés ou prêts à entrer en action, qui nous mettent en état de privation de nos capacités les plus nobles et les plus appropriés en ces temps de grande mutation. Comment identifier ces conditionnements constituants autant d'implants personnels, transmissibles, collectifs ou d'auto implants alimentant nos conceptions les plus erronées et nos réactions les plus inappropriées : souffrances ou aberrations comportementales, sources grandissantes de mal-être, de malaises et de maladies.

J'ai tenté dans la première page d'identifier ces programmes que j'ai activé inconsciemment, mais leur source reste obscure pour moi…
Pensez-vous, de votre côté, détenir la clé de ces portes dissimulant ces constituants perturbateurs ?


Les conditionnements culturels peuvent-ils être contournés ?

Devenus adultes, nous ne savons plus bien décoder les stimuli provoqués par le toucher. Bébé sait, pour sa part, saisir en direct, très profondément et par tous ses sens, tous les stimuli qui vont développer sa personnalité… Il est avide d'amour et de tendresse et donne à sa manière autant en retour. Ses sens sont particulièrement, voire en totalité parfois, affectés par le toucher. Il nous démontre son enthousiasme par de multiples mouvements, babillages, grimaces, sourires et sécrétions physiologiques…

Aucune empreinte de conditionnement… C'est même plutôt bébé qui conditionne ses parents lorsqu'il est en manque de quoi que ce soit !
Devons-nous retourner au stade du petit bébé, du petit enfant ?


Les conditionnements culturels et l'éthique

L'éthique ne s'enseigne pas, elle se pratique. On ne la récite pas, on en témoigne. Elle se situe donc entièrement au niveau du vécu, tant dans l' « apprentissage» que dans sa «manifestation».
Il faut en effet distinguer cette éthique supérieure de l'homme qui se situe au niveau des finalités et des valeurs et la morale qui est conformité des actes à une norme de comportement.
Le praticien du toucher doit être capable de se passer de normes faites pour résoudre les problèmes concrets de la vie sociale : celles-ci ne servent à rien face à des situations par hypothèse exceptionnelles.
Le conditionnement moral risque d'être dangereux. La psychologie moderne l'a confirmé du fait de comportements réactionnels d'origine inconsciente qu'il engendre.
Au lu de tout cela, il devient nécessaire de se démarquer de ses propres conditionnements soaciaux ! Ceux-ci seront d'autant plus invalidants que nous chercherons à les combattre.
Quel est donc le compromis qui permettra de contourner nos conditionnements sans pour autant perdre notre personnalité ?


Les conditionnements culturels dans l'éducation sexuelle

La sexualité !... Combien de fois a-t-il pu être dit : « Ne touche pas çà, c'est sale ». On ne doit pas parler de sexe aux enfants ! Le résultat de tout çà fait que certains enfants ne se touchent pratiquement plus jusqu'à la puberté.
L'adolescent, entièrement démuni de sens pratique, même s'il a beaucoup lu ou beaucoup retenu, a besoin d'une initiation pour s'habituer à l'autre.
Que serais-je sans toi, qui vins à ma rencontre ? (Aragon)

Dans bien des cultures elle commence avec le mariage. Il n'est pas question de toucher aux tabous sexuels, c'est toucher à une morale de comportement, judéo-chrétienne ici, musulmane là, tribale ailleurs, et cette morale de comportement n'est ici, là ou ailleurs que l'alibi des sociétés d'oppression, qui se trouvent d'un coup toutes remises en cause…

Voilà une des principales causes des tabous, des interdits, des conditionnements, du mal-être de peuples entiers ! La frustration, la crainte qui ont été inculquées par des gens « bien pensants » vis-à-vis de la sexualité ! Combien ces interdits ont pu générer d'effrois parmi les jeunes épouses au vu de leur époux lors du premier contact physique… Les organes génitaux n'ont-il pas un rôle noble dans la pérennité de l'espèce humaine ? Ne devraient-ils pas être glorifiés comme on le voit encore de nos jours dans les coutumes d'anciennes ethnies ?


Les conditionnements d'origine religieuse

Au fondement d'une organisation socio-politique, se trouvent certaines idées, sur lesquelles reposaient déjà des religions. L'exemple même est celui de la famille. Il a toujours été plus facile de contrôler mentalement et physiquement une population lorsqu'elle est répartie en petits groupes d'individus stables. A tous les assoiffés de pouvoir, la famille est apparue très tôt comme pilier de la conservation d'un ordre qui n'a pas mis longtemps, dans l'histoire de l'occident, à être établi. Devenus sacro-saints, les liens de sang sont encore primordiaux pour bien des occidentaux. Après des siècles de conditionnement moral, cela fonctionne encore aujourd'hui, même de façon laïque…
J'ai déjà eu à l'évoquer dans ces lignes, l'empreinte des religions dans notre civilisation est déterminante. Ce sont les religions qui portent nos concepts légaux, avec les incompréhensions qui peuvent en découler, lorsque les nouveaux émigrés s'y trouvent confrontés…
Peut-on « oublier » ces emprises religieuses ?


Pour tenter de conclure

Le sens des appréciations morales est-il inné et universel, ou est-il, au contraire, acquis par un conditionnement culturel toujours particulier ?

La conscience morale s'expérimente immédiatement comme naturelle (Rousseau…).
La conscience morale, toujours diverse, est au contraire l'intégration des valeurs dominantes d'un groupe social (Montaigne, Nietzsche, Freud…).
Mais chaque homme peut s'élever au-dessus des conventions morales de son groupe, au nom de valeurs choisies en toute conscience (Bergson, Nietzsche…).
N'hésitez pas à nous faire part de vos remarques sur ce texte ! Elles devraient être nombreuses à mon avis…
Je ne devrais pas signer, mais par habitude (ou par mes conditionnements accumulés), je vais me conformer à cette tradition !



Votre serviteur : Dany


publié le mardi 21 mars 2006

 

 

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